Sujet ô combien sensible, que celui de l'éducation nationale, cela m'a déjà valu quelques journées noires, comme qui dirait
Mr Armand !
Ceci dit, comme j'aime bien comprendre, ben je me suis renseigné sur le courroux de nos lycéens, en ayant un moi même à la maison !
Le sujet de cette colère est, bien sur, la réforme dite "Darcos", du non de notre Ministre de l'éducation Nationale.
Cette réforme, comme toutes celles qu'ont essayé de faire ses prédécesseurs, ne verra certainement le jour que partiellement (marche arrière sur certains points concernant le primaire
aujourd'hui), voire plus que partiellement, avec des effets infimes.
Avec 1 million 200 000 fonctionnaires, ce ministère gère le plus grand nombre de personnes, loin devant les autres ministères.
Cette réforme, concernant plus particulièrement (sauf erreur), l'enseignement secondaire, (même si toute l'échelle est touchée, de la maternelle à la terminale), tout au moins pour ce qui est des
suppressions de postes annoncées, environ 11 000, un fonctionnaire sur 3 prenant sa retraite ne sera pas remplacé à la rentrée 2008.
Premier point, première réaction : Les classes des lycéens étant déjà particulièrement surchargées en nombre d'élèves, jusqu'à 35 (voire plus) par classe, on peut se demander effectivement si
cette solution est la bienvenue.
Réponse : le bac pro ne sera plus attribué en 4 ans d'études, mais en 3 ans, d'où économies d'heures de cours.
Bon, moi, je veux bien, 2 années de BEP et une année de Bac Pro à la place de deux, je me demande quand même si la valeur de ce diplome, vis à vis des entreprises, sera autant reconnu qu'elle
peut l'être en ce moment, c'est à dire pas beaucoup, mais le bac pro permet quand même à certains jeunes en difficulté d'essayer de trouver une voix, voire de se socialiser en ayant un
diplome.
Par ailleurs, concernant le bac général, supprimer un poste équivaut, souvent, à la suppression d'une option pour le bac, option qui pouvait apporter des points, certes, mais aussi, révéler
quelques talents, notamment en ce qui concerne les arts plastiques, option fortement menacée pour la rentrée 2008...
Tout comme d'autres options (Théatre, Russe ou autres) et certains BEP, dans beaucoup d'établissements.
Autre point de cette réforme, la suppression des filières du bac général (Littéraire, Mathématiques, Economique), qui seront remplacées par un "tronc commun", avec 5 matières principales
enseignées, le restant n'étant constitué que d'options selon la spécialisation vers laquelle s'oriente les élèves.
Problèmes : Quel établissement proposera quelles options ? Car, selon mes recherches, le budget d'un lycée est basé sur son taux de réussite au bac, donc, plus de budget, plus d'options à
proposer, donc plus d'élèves interessés, donc moins d'élèves dans les lycées avec moins d'options.
La concurence entre lycées ajouté à la suppression de la carte scolaire (scolarisation obligatoire dans un établissement en fonction du lieu d'habitation), risquent fort de dépeupler
certains lycées ...pas évident de combiner tout ça.
Voila en gros ce que j'ai cru comprendre de cette réforme et la colère des lycéens.
Il y a aussi la réforme du primaire, mais les élèves de ces écoles n'ont pas encore défilés dans les rues ...
Bien sur, ne degraisse pas le Mamouth qui veut, (Claude Allegre, Ministre de l'Education Nationale de Mitterand .....il faut citer ses sources), mais il est certain que des solutions devront être
apportées dans l'avenir, et POUR l'avenir de nos enfants, le niveau de l'éducation ayant bien baissé ces 20 dernières années, baisse due aux refontes permanentes des programmes, mais aussi à un
manque de professionnalisme, (et c'est là que je prends des risques ...) et de motivation de certains profs, plus attirés par les nombreux "avantages" qu'offre ce métier que par une volonté de
transmettre un savoir.
(Je ne mets bien sur pas tout le monde dans le même panier, mais j'en connais ...)
Et qu'on ne vienne pas me parler de la difficulté rencontré par les profs dans les classes difficiles, où ils n'ont plus AUCUNE
autorité, ce laxisme est lui aussi, du aux passages des différents Ministres de l'Education Nationale, notamment depuis 1981, qui ont supprimé la possibilité de punition sur les élèves, il suffit
pour cela de prendre connaissance de la circulaire du 6 juin 1991 !!!
Peut être que, comme le souhaitait Ségolène Royale lors des élections de 2007, faudrait il que les profs de collège restent 35 heures au boulot pour donner des cours de rattrapage aux élèves en difficulté plutôt que de donner des leçons payantes dans le privé après leur 18h00 de cours hebdomadaire .... même s'ils ont quelques petites heures de travail à domicile (Ce qui, avouons le, est quand même plus agréable ...).
Pour en finir avec cet article, preuve s'il en fallait, de l'incompétence dans beaucoup de domaines des différents intervenants de cette grosse machine, voici les exploits du premier d'entre eux :